oooiooooooooo La photo se suffirait presque à elle-même... oooooioooooo
Placée à la veille du contre la montre d'Annecy (qui devrait éclaircir la hiérarchie), "l'étape reine" du Tour 2009 a certainement scellée le succès (programmé ?) de Contador sur les Champs-Elysés, fin juillet. Mais ce fut aussi celle de la confirmation pour les frères Schleck...Ils sont bien les plus dangereux (enfin relativement...) adversaires du Madrilènes en montagne...
Plus que la victoire (offerte par Contador...) de l'aîné des frères luxembourgeois, on retiendra l'attaque (médiatique seulement...) d'Armstrong et de son boss (Johan Bruyneel) sur le maillot jaune. Incapable de suivre les offensives d'Andy et de Franck dans le col de Romme, emprunté pour la première fois, le Texan, comme voulant éclipser le succès de son coéquipier s'est une nouvelle fois emparé des médias..."Si Andréas Klöden finit quatrième au général, à moins de deux minutes du troisième, on saura où il les a perdues..." lâchait-il sans nommer personne...Mais pas besoin d'être devin pour savoir qui est dans le viseur... Armstrong reproche à Alberto Contador d'avoir accéléré dans la Colombière et d'être (directement ?) responsable du "décramponnage" de l'allemand relégué à 2'27" du tandem des frères Schleck sur la ligne d'arrivée (4'44" au génral...).
Il accuse même le maillot jaune de trahison -rien que ça ?- lui qui a été si "loyal" avec son leader... "Moi, j'ai toujours suivi les ordres de mon équipe...Toujours" insiste-t-il. Interrogé sur cette estocade espagnole avoue "n'avoir toujours pas compris" avant de rajouter "C'est fou, ce qui s'est passé. Ce soir on pouvait avoir les trois premières places au général... les consignes étaient claires : il ne fallait absolument pas porter d'attaque dans la Colombière"... Concluant sur un "et je parle couramment espagnole" qui aliment la polémique, le manager s'en est allé rejoindre son équipe... Les oreilles d'Alberto ont dû sifflées au Grand-Bornand...
Mais alors pourquoi l'espagnol a-t-il attaqué lâchant, de ce fait, son coéquipier qui semblait déjà mal en point ? Le maillot jaune se défend tant bien que mal " Je lui avait ( Klöden) demandé dans la montée de la Colombière s'il se sentait prêt pour une attaque à deux et il a dit oui. Je suis sorti mais, lorsque je me suis retourné, j'ai vu qu'il avait décroché et que les frères Schleck l'avaient lâché. J'ai alors décidé de couper mon effort en espérant qu'il pourrait recollé? Ça ne s'est pas passé comme on l'avait prévu avec Andréas et ça fout les boules...visiblement, il a eu soudainement une grosse défaillance. Si j'avais su qu'il n'était pas bien, il est évident que je ne me serais pas permis d'attaquer". Il y a eu donc un petit "entretient" entre les deux coureurs d'Astana ("qui se parlent en anglais" d'après Leipheimer resté chez lui après sa chute de la semaine passée...) lors de cette montée et lorsqu'on connaît les qualités linguistiques anglophones de l'espagnol, l'explication semble être une évidence... "Il est possible qu'il y ait eu un quiproquo" termina, sur son site internet, le quatrième leader de la formation Kazkah...
Cyclisme09